SONGE D’UNE NUIT SANS LUNE
Etre un champs de chair dévoré, et dévorante
Supplicié et suppliant
Vous étés dupliqués, alambiqués, amalgamés
Danse souterraine, valse aérienne
Chaleurs Animales
Humidité viscérale
Désirs exaspérés, exaspérants
Exaltation, exaltés, les sourires de la chair
Les plaisirs insoumis
Force et douceur
Fragilité et raideur
Rigidité oblongue, velours charnel
Palpitante la veine de vie courant sur un membre
Affamé de caresses,
Faim d’appartenir, faim de possession
Echange de sensation échange de persuasion
Perception érectile pulsion humide
Ravagé son âme et son corps
Dans la plus douce violence qui soit
Donner et se donner à corps perdu
A dématérialiser son esprit
Devenir la sensation, l’unique sentiment, l’unique rêve
D’exister vraiment sous des mains assassines
Parce qu’elles tuent tout pour faire naître ailleurs
Elles annulent la peur elles rayent tous les tabous
Elles donnent vie elles font se sentir immensément vivant
Elles font trembler de désirs, elles font rires de plaisir
Elles me font immanquablement devenir belle
Tes mains, vos mains devenues étonnement multiples
Le temps d’un rêve éveillé d’une nuit d’amour.
EVELYNE CHAPSAL (France)