L'aube viendra souffler une douceur de rose
En bougie de lune sur ma couche de foin,
Et mes paupières bercées par le chant du lointain
Chasseront les pensées qui les tenaient closes.
Délivrant ses flagrances en senteurs estivales
Ces brins mauves que l'on nomme lavande
Parsèmeront mon sentier de couleurs tendres
Colorant la campagne d'un pastel matinal.
Lors, je danserai les dièses de mes peines,
En croches célestes sur les hauts lavandins
Implorant les cieux de peindre mes lendemains
Sans perler de rosée mes paupières de reines.
J'effleurerai de silence les coquelicots
Ombrant leur fragilité d'éphémères sourires
Mauves et rouges, douces couleurs de mon empire
Eveilleront ma vie en la poudrant de mots.
Juillet 2006